Depuis plusieurs années maintenant, nous constatons un phénomène de sensibilisation à la notion de confort sanitaire de notre habitat. Les modes constructifs et nos habitudes en matière d’utilisation des logements ont évolué pour améliorer leur performance énergétique. Ainsi nous avons perdu nos réflexes d’aération des logements alors que ces derniers sont devenus de plus en plus étanches à l’air.

Alors que nous passons 80 à 90 % de notre temps dans des espaces clos, nous savons désormais que l’air intérieur est 5 à 10 fois plus pollué que l’air extérieur (OQAI 2004). Le logement neuf ne fait malheureusement pas exception à ce constat, notamment en raison d’une insuffisance de ventilation dont la réglementation n’a pas été modifiée depuis 1983. Nous sommes donc tous concernés par le sujet de la qualité de l’air intérieur.

 

Pendant les années 1970, la consommation globale d’énergie est devenue un sujet politique et économique important en raison des crises de l’énergie survenues au cours de cette décennie.

 

En conséquence, le coût du chauffage et de la réfrigération de l’air dans les bâtiments a augmenté et on a observé des changements dans les techniques de construction. De nombreux bâtiments ont été réaménagés avec une isolation, des pare-vapeur et des portes et fenêtres plus épaisses.

 

De nouvelles techniques de construction ont été développées pour réduire le transfert de chaleur à travers les murs et fenêtres ainsi que pour réduire le volume d’infiltration ou d’échange d’air à travers les murs, les fenêtres et les portes. Ainsi, l’accumulation de contaminants et d’humidité à l’intérieur de bâtiments autrefois sains est devenue un vrai problème.

 

Le syndrome des bâtiments malades est désormais l’appellation courante utilisée pour les maux de tête, les irritations oculaires ou nasales, la fatigue et d’autres symptômes liés au temps passé à l’intérieur d’un bâtiment ou d’une pièce donnés.

 

Une maladie liée aux bâtiments désigne une maladie imputable à un bâtiment ou à une pièce en particulier. La légionellose est un exemple de maladie liée aux bâtiments.